Synopsis

Nous sommes en 45 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains. Toute ? Eh, ben si ! Toute !

Le beau Jules César règne sur son immense Empire. Pour l’aider dans sa tâche, il a placé à la tête de chaque province romaine et de chaque ville romaine, de très fidèles alliés.

Ainsi à Pompéi dans la belle province de Campanie, un de ses plus fidèles amis, Casius Belapalis, occupe le poste de Gouverneur.

Casius Belapalis doit marier sa fille Jénusia, à un héros militaire, le beau Pelus. Pour cette occasion, il réunit dans sa magnifique villa des amis et proches pour un banquet de fiançailles.

Une magnifique orgie en perspective où Bacchus sera bien entendu honoré comme il se doit !

Des bacchanales qui pourraient réserver bien des surprises !

 

L'avis des joueurs


Cogito ergo sum : je pense donc je suis.


Cette soirée enquête a été organisée par Manu et grande première pour moi, j’ai joué en lieu et place d'organiser !!! Quel bonheur, de se retrouver perdu par des informations contradictoires, des demi vérités qui n'n sont pas, des mensonges éhontés, de se retrouver face à la fourberie des gens, oui je suis un peu masochiste mais il est vrai que cela fait du bien de se retrouver dans le bain jusqu'au cou d'une soirée enquête.
Cette soirée a donc été organisée avec brio par Manu dans sa demeure. La décoration était très agréable, rappelant les temps anciens où l'homme ne connaissait pas encore l'électricité. Des galops de chevaux résonnaient dans l'atrium de temps en temps annonçant un messager. Des couchettes avaient été établies afin que nous puissions nous reposer de la longue marche que certains durent faire. Les bienfaits de Bacchus nous ont accompagnés toute la soirée que ce soit en vin, en volaille de toute sorte ou en fruits.

Il est 20h la soirée commence.

Premières nouvelles : il n'y a pas de mort au début du scénario, le « mort » ou plutôt la tentative d'assassinat ne viendra qu'après les paroles de l'augure. Et c'est moi qui devrais jouer la simulation d'assassinat sur ma propre personne. Un fois cet épisode terminé, la soirée pourra enfin être lancée et commencera la collecte d'indices et la recherche de l'assassin. Détail un peu particulier, pour cette soirée, les indices étaient répartis dans les différentes pièces symbolisées soit par un meuble, soit par une armoire, soit par une étagère. Nous avions le droit de regarder tous les indices mais de n'en prendre qu'un seul et nous avions l'obligation de le dévoiler à un autre participant dans la demi-heure qui suivait. Ce système, s'il a le mérite de simplifier le travail de l'organisateur n'est est pas moins très fouillis pour le joueur.

Je m'explique : le fait de pouvoir voir plusieurs indices permet d'accélérer la partie peut-être même trop à mon goût. En 1h, tous les indices étaient déjà distribués, ce qui prive les personnages de la découverte du dernier indice celui qui va faire tout basculer (il n'y avait pas d'ordre de découverte dans les indices). Ce qui empêche aussi les joueurs de faire une progression au cours de l'enquête car ils ont toutes les clés directement en main.

Le scénario a proprement parlé est bon, recréer l'atmosphère de la Rome antique n'est pas chose aisée. Une grande intrigue politique et financière est la trame principale du scénario. Le système de point d'action a pour ainsi dire disparu, il a été remplacé par un système de sesterce qui équivaut à de l'argent, servant principalement aux jeux et à l'achat de poisons.
Un système de poisons et contrepoisons original en toute fin de soirée permet « d'éliminer » ses rivaux ou ses ennemis éventuels.

Du beau boulot pour cette soirée enquête, l'adaptation de manu me semble plus complexe que l'original de Nono avec des personnages qui ont gagné en profondeur. Vivement la prochaine !!!!

Jean-Philippe

L'avis de l'organisateur

Posez vos questions à l'auteur de la version modifiée que nous avons jouée : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cette version de « Peur sur Pompéi » est sensiblement différente de la version originale. Néanmoins, la plupart des personnages et certaines intrigues sont repris de l'excellent scénario écrit par Arnaud de «Murderonline».

 

La différence majeure est le caractère très aléatoire de cette version de la «Murder». Le suspense est maintenu le plus longtemps possible. Ainsi, dans les dossiers remis aux joueurs avant la soirée, il n'y a pas de victimes mentionnées et les joueurs arrivent à la «Murder» en ignorant totalement ce qui va se passer. «Qui va mourir ? » est la question que tous doivent se poser. Où, quand, comment ? Que va-t-il se passer ? Les joueurs sont tenus en haleine.

 

Les cadavres qui ne manqueront pas de s'accumuler en fin de soirée, ne sont pas prédéterminés et dépendront uniquement de la manière dont les joueurs mèneront la partie et l'on pourrait joueur la partie 10 fois que l'identité et le nombre de victimes seraient à chaque fois différents. La conclusion de nombreuses intrigues est totalement aléatoire et il est laissé aux joueurs une grande liberté d'action et de négociation dans la poursuite de leurs objectifs et dans la gestion des conflits qu'ils devront résoudre en cours de soirée .

Le déroulement de la soirée et la conclusion de la «murder» est donc totalement imprévisible aussi pour l'organisateur. C'est ainsi que j'ai eu droit à pas mal de surprises, parfois là où je m'y attendais le moins !

 

Pour organiser cette soirée, j'avais décidé d'utiliser la quasi totalité de ma maison pour élargir l'espace de jeu et choisi de créer une ambiance propice au mystère en n'éclairant la maison qu'avec des bougies. Des cds de musique antique reconstituée ainsi que des cassettes de bruitages notamment de chevaux au trot ou au galop tendaient à créer une ambiance sonore d'époque. Pour la décoration, des fresques imprimées avaient été apposées aux murs et des draperies cachaient les objets contemporains. L'atrium (pièce centrale de la maison romaine) avait été schématiquement reconstitué. Ajoutons aussi la présence de quelques lampes à huile, d'une petite fontaine miniature, de divans et chaises longues de jardin pour boire et manger couché, Manger du poulet , des brochettes ou des fruits avec les doigts bien entendu et boire du vin (ou jus de raisin) ou de la cervoise (bière).

 

Une autre innovation a été de supprimer la pièce «hors jeu» où habituellement les joueurs viennent chercher des indices auprès de l'organisateur et de cacher physiquement ces indices dans des meubles ou sur des étagères repartis un peu partout dans la maison et représentant fictivement les pièces de la somptueuse villa de Casius Belapalis.

Cette méthode permet notamment d'éviter les files d'attente devant la pièce de l'organisateur et dégage pas mal de temps libre pour celui-ci . Temps qui lui sera bien nécessaire pour gérer au mieux le déroulement de la soirée et venir éventuellement en aide aux joueurs en difficulté.

 

Il est vivement conseillé à l'organisateur d'avoir toujours avec lui un timing détaillé reprenant les nombreux événements jalonnant la soirée afin de ne rien oublier. C'est si vite arrivé dans le feu de l'action !

 

Je conclurai en disant que tout s'est admirablement déroulé. C'était la première fois que j'organisai une «murder» avec autant de joueurs. Nous étions en effet 14. Cette «murder» comportait pas mal d'innovations par rapport aux précédentes que j'avais organisées ce qui générait chez moi quelques appréhensions. Comment cela allait-il se passer ? Comment réagiraient les joueurs ? Je nourrissais quelques craintes quant à la réalisation de certaines actions délicates à accomplir et indispensables au bon déroulement de la soirée. Mais les joueurs ont fait preuves de beaucoup d'habilité. Tous les joueurs se sont investis à fond dans leurs rôles, se passionnant pour les intrigues auxquelles leur personnage était mêlé et donnant le maximum pour atteindre leurs objectifs. Tous les déguisements étaient superbes. Je remercie donc vivement tous les joueurs qui ont fait la réussite de cette soirée !

 

Manu dit "Tryphon Tournesol"

 

Télécharger le scénario modifié